OSCILLATIONS LIBRES DANS UN CIRCUIT RLC
Problématique : Que deviennent la charge et la décharge du condensateur dans un circuit qui comporte une bobine ? Comment évoluent les grandeurs électriques ( uC(t), q(t) et i(t) ) dans un circuit RLC ?
En (1) : La tension uc oscille de part et d’autre de sa valeur finale E. Les oscillations d’abord fortes s’atténuent jusqu’à disparaître lorsque uc se stabilise à la valeur E. C’est la charge oscillante du condensateur.
En (2) : La tension uc oscille de part et d’autre de sa valeur finale 0. Les oscillations d’abord fortes s’atténuent jusqu’à disparaître lorsque uc se stabilise à la valeur 0. C’est la décharge oscillante du condensateur.
Dans un circuit RLC la charge et la décharge deviennent oscillantes.
1° Les
oscillations électriques libres
0 =
ur’(t) + uB(t) + uc(t)
0 = uL(t) + ur(t) + ur’(t) + uc(t) = uL(t) + ( r + r’) i(t) + uc(t) = uL(t) + R i(t) + uc(t) donc :
0 = uL(t)
+ uR(t) + uc(t) (
où R = r + r’est la résistance totale du circuit )
L’échelon de tension est fourni par le générateur qui passe instantanément de la tension uG = E à la tension uG = 0 à l’instant t = 0 ou alors il est du à la fermeture instantanée d’un interrupteur qui place le circuit RC en court circuit.
La décharge du condensateur n’est pas
instantanée.
La tension uc(t) passe progressivement de sa valeur maximale Um = E à sa valeur finale 0 par une suite d’oscillations autour de sa valeur finale 0. La charge q(t) du condensateur passe par une suite d’oscillations, de sa valeur maximale Qm = C.E à sa valeur finale 0. Le courant de décharge i(t) est transitoire. Au début de la charge le courant est maximum, il diminue ensuite progressivement par une suite d’oscillations jusqu’à s’annuler lorsque le condensateur est totalement déchargé.
Les grandeurs électriques uc(t), q(t) = C.uc(t) et i(t) = uR(t)/R sont des oscillations électriques amorties. Elles ne sont ni sinusoïdales, ni périodiques car leur amplitude décroît, elles sont appelées pseudo périodiques. La pseudo-période T est la durée entre deux passages consécutifs par la valeur nulle de la tension, celle ci variant dans le même sens. ( voir page 179 doc.4 )
Ces oscillations électriques sont dites libres, car elles apparaissent spontanément, sans source de tension sinusoïdales.
La décharge d’un condensateur dans un circuit RLC, donne naissance à des oscillations électriques libres amorties. Plus la résistance totale R du circuit (R = r + r’) est importante plus l’amortissement est rapide. L’amortissement est dû aux pertes d’énergie par effet joule.
L’amortissement des oscillations augmente avec la résistance jusqu’à disparition complète des oscillations.
Selon la valeur de la résistance on distingue : ( voir p.179 doc.4 et 5.)
Le régime périodique lorsque R = 0, car il n’y a pas d’amortissement des oscillations.
La période des oscillations est appelée période propre notée T0.
Le régime pseudo-périodique pour un amortissement faible. T » T0
Le régime apériodique pour une absence d’oscillations.
Le régime critique est la limite entre le régime pseudo-périodique et le régime apériodique. Il est obtenu pour une résistance R = RC, appelée résistance critique. Il correspond à la décharge la plus rapide possible du condensateur dans le circuit RLC.
Ils n’ont pas d’influence sur l’amortissement mais sur la période. T0 = k . L1/2 et T0 = k’ . C1/2.
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donc 0 = uL(t) + uR(t) + uc(t) ( où R = r + r’)
uL ur’
soit L di/dt + q/C + R i = 0
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Puisque i = dq/dt =
et di/dt =![]()
uC
On obtient L
+ q/C + R
=0
De la
même manière q = C.uC, donc i =
= C.
et di/dt =
= C.![]()
On peut donc écrire LC
+ uC +RC
= 0
L
+ q/C = 0 Þ
+ q/LC = 0
La solution est du type q(t) = Qm cos (
) avec T0 = 2π![]()
La charge varie de manière sinusoïdale au cours du temps
entre + Qm et - Qm à la période T0. Qm
est l’amplitude et
est la phase à l’origine.
On en déduit uC(t) = q(t)/C =
cos(
).
La tension varie de manière sinusoïdale au cours du temps
entre + Um =
et - Um = -
.
De même on en déduit i(t) =
= -
sin(
).
L’intensité varie de manière sinusoïdale au cours du temps
entre + Im =
et - Im = -
.
Avec l’équation différentielle LC
+ uC = 0 Û
+ uC/LC = 0
on a la solution uC(t)
= Um cos (
) avec T0 = 2π![]()
Remarque : [ T0 ] = [ L C ]1/2 = [ L/R . RC ]1/2 = [ L/R ]1/2 . [ RC ]1/2 = [ t ]1/2 . [ t ]1/2 = [ T ]
La solution est le produit d’une exponentielle décroissante par une sinusoïdale,
correspondant à la sinusoïde amortie.
La résistance transforme l’énergie électrique en chaleur : c’est l’effet joule.
Lorsque R = 0, il n’y a pas d’effet joule donc
l’énergie totale Etot = Cte.
Avec Etot = Ee(t) + Em(t) = 1/2 CuC(t)2 + 1/2 Li(t)2 = Cte
Les fonctions uC(t) et i(t) sont sinusoïdales donc les variations d’énergie Ee(t) et Em(t) sont elles aussi sinusoïdales, mais la somme est toujours constante. Voir doc.9 p.182.
On constate un transfert d’énergie de la bobine au condensateur et vice versa (quand Em augmente Ee diminue et quand Em diminue Ee augmente) qui explique les oscillations électriques.
Quand Em = 0, Etot = Ee(max)
= 1/2 C.
et quand Ee = 0, Etot = Em(max) =
1/2 L.
.
Les pertes d’énergie par effet joule peuvent être compensées par une source d’énergie qui fournit la puissance rigoureusement égale à la puissance perdue par effet joule d’expression PJ = Ri(t)2.
Dans ce cas l’énergie reste constante,donc les oscillations entretenues
sont périodiques sinusoïdales
de période propre T0
= 2π
.
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Donc il fournit la puissance PG = uG.i = R.i(t)2
uL ur’ uG
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uC
Grandeurs caractéristiques dépendant du temps : q(t), uc(t), uL(t) et i(t).
Paramètres : R = ( r + r’), L et C.
Conditions initiales : uc(0) ou q(0) ou l’énergie E(0) (sauf dans les oscillations entretenues)
Temps caractéristique : période propre T0.